Sélectionner une page

Désorientées

atelier avec Antonija Livingstone

Cet atelier fait partie de la série Dancing queer, un ensemble d’événements organisés par L’œil et la main où nous invitons théoricien-nes, artistes et chorégraphes autour d’une question : qu’est-ce qu’une approche queer (une approche qui pose des questions aux genres et aux sexualités) peut nous apprendre sur notre manière de danser ?

Antonija (Uncle Tony) Livingstone et son/sa partenaire de danse, Winnipeg Monbijou

Antonija Livingstone (EE/CA) est une artiste indépendante vivant à Berlin. Autodidacte, sa pratique évolue à partir de méthodes queer et opère à l’intersection de la danse, de la performance et des arts visuels in situ.

Livingstone grandit au sein d’une famille de géologues itinérants, se déplaçant dans les mines d’or du Grand Nord canadien : elle en retire une intimité avec les éléments et une propension à l’improvisation des moyens et des désirs. Son besoin de réenchantement l’incite à des collaborations avec des artistes visuelles, des danseuses et des étrangères. Cherchant à troubler l’activité du spectateur, amoureuse des corps insoumis et du renversement des logiques de la perception, elle crée des chorégraphies, des objets et des antidotes. Parce qu’elle habite les bords de la création, elle travaille souvent en solitaire, mais elle n’aspire qu’à activer des agencements inclusifs de gens, de créatures, de matériaux et de techniques.

Elle cherche à rendre visibles des problèmes esthético-politiques et à créer des plongées contemplatives dans des processus de co-création. Elle est à l’affût des manières minoritaires et autres qu’humaines d’habiter le monde et de leurs traces. Son travail prend la forme d’une collection d’actions et de choses, d’études obsessionnelles, de rencontres fugaces entre des compagnons paradoxaux, qui tremblent entre les genres et les espèces, sans papiers. Avec la danse elle se sert du corps comme d’un outil de résistance aux normes hégémoniques.

plus d'informations

Comme danseuse et chorégraphe, Antonija Livingstone a travaillé avec Vera Mantero, Eszter Salamon, Lisa Nelson, Deborah Hay, Benoît Lachambre. Dans les années 2000, elle a beaucoup dansé avec Meg Stuart / Damaged Goods Brussels / Berlin, et avec Benoît Lachambre Par BL.eux, Montréal et a présenté son travail en collaboration avec la productrice Fanny Virelizier / KILL THE DJ, Paris.

Au cours des dix dernières années, elle s’est dédiée à produire et à tourner un ensemble d’œuvres féministes : performances live, installations, vidéos dans différents contextes internationaux.  En 2018, elle est artiste associée à la Ménagerie de Verre (Paris, France) et à la Darling Foundry (Montréal, Québec).

Site web

(Informations pratiques)
Quand?
28 octobre 2018, 14h30-17h30
(ouverture du studio à 14h)
Où?
Au Carreau du Temple
4 rue Eugène Spuller, 75004
Studio de Flore
Pour combien?
Entre 25€ et 35€ (selon les poches)
Comment réserver?
par e-mail à L’oeil et la main

Pour aller plus loin: un entretien avec Antonija Livingstone / Décoloniser la danse

Simone Aughterlony & Antonija Livingstone & Hahn Rowe, Supernatural (2016)