50 ans de Contact Improvisation

conférences-ateliers & jams à la Briqueterie

Forme de danse expérimentale née dans les années 1970 à New York, le Contact Improvisation fête cette année ses 50 ans. À cette occasion, la Briqueterie accueille trois conférences-ateliers en invitant un·e théoricien·ne et un·e danseur·euse à partager un temps de studio pour penser et bouger ensemble.

L’idée : renommer et explorer les savoir-sentir des corps en contact. À l’ère de la distanciation sociale, nous nous demanderons : qu’apprenons-nous à nous toucher ?

Informations pratiques :

Dates :

10 décembre 2022 : Sismographies, avec Jérémy Damian & Isabelle Üski
25 mars 2023 : Dénètem Touam Bona & Marie Rousseaux : https://fb.me/e/3RRFj4nFs
27 mai 2023 : Alice Godfroy & Catherine Kych

Horaires : les samedis, de 10h à 17h

Tous niveaux, débutant·e·s bienvenu·e·s !

Tarifs
‍15€ la journée entière

En savoir + et inscription
arina.dolgikh@labriqueterie.org

Les laboratoires à venir

Samedi 25 mars 2023 – Vertiges

 

« Une barque, selon ta poétique, n’a pas de ventre, une barque n’engloutit pas, ne dévore pas, une barque se dirige à plein ciel. Le ventre de cette barque-ci [le bateau négrier] te dissout, te précipite dans un non-monde où tu cries. Cette barque est une matrice, le gouffre-matrice. Génératrice de ta clameur. »  Édouard Glissant, extrait « La barque ouverte », in Poétique de la Relation

Faire naufrage. Arriver au sol. S’y déposer. S’y déployer à partir de cela même qui nous ploie : notre propre gravité, tout ce qui nous charge – poids et mémoires – et ne demande qu’à se convertir en apesanteur ; en corps vibrant, chantant, dansant, en corps fugitif, indocile et utopique.

Encore faut-il qu’il y ait un sol ! Qu’on sache ou qu’on sente de quoi il est fait : terre ferme, mouvante ou, affleurant à la surface de nos villes globalisées, « effondrement » …

La terre ne préexiste pas au vivant : ce n’est pas un réceptacle, une marmite dans laquelle se déverserait par miracle le bouillon primordial de la vie. En forêt, le sol sur lequel nous cheminons est lui-même une production du vivant. La texture d’un territoire existentiel consiste dans l’entrelacs des trajectoires de corps en mouvement, en résonance les uns avec les autres – que ce soit pour se désirer, se fuir, se chasser, s’ignorer ou juste partager le vertige d’un rêve à l’image d’Alice chutant au pied d’un chêne.

Sous la fixité apparente de la « Réalité », l’expérience du vertige nous révèle le mouvement perpétuel : un monde qui n’est pas fait de choses mais d’événements, d’émergences et de disparitions, une vie en mode mineur. Face au vertige (la perte du sol et de tout repère familier) de la déportation, de l’esclavage, de la déshumanisation, les mondes afrodiasporiques ont su convertir le gouffre en matrice. C’est cette pratique singulière de l’envers – indissociable d’un rapport à la mort en tant que puissance de vie et de sédition – qu’il s’agit d’aborder tout en lui rendant hommage.

© Soeuf Elbadawi

Dénètem Touam Bona fait partie des auteurs afropéens, à l’identité frontalière, qui tentent de jeter des passerelles entre des mondes que vrille toujours la « ligne de couleur ». Dans ses travaux et projets, il fait du « marronnage » (arts de la fugue des esclavisé.es)  un objet philosophique à part entière, une expérience utopique à partir de laquelle penser le monde contemporain. Ses deux livres : Fugitif, où cours-tu ? (éd. PUF, 2016) et Sagesse des lianes. Cosmopoétique du refuge 1 (Post Editions 2021).

© Sarah Chauliaguet

Marie Rousseaux est très curieuse de tout ce qui conditionne la capacité à faire lien. Elle tente d’avoir les pieds sur terre et le nez en l’air (et l’inverse) pour se perdre allègrement entre l’intime et le politique. Elle est praticienne de Rolfing®  Intégration Structurelle pour mieux se laisser mouvementer. Elle danse, lit, écrit, bouge avec d’autres, bouge toute seule, ne bouge pas… et parfois tout à la fois !

Les laboratoires précédents

Samedi 10 décembre 2022

Jérémy Damian & Isabelle Üski

Sismographies

« La danse est une façon d’ébranler la terre
pour en susciter les forces »
Alèssi Dell’Umbria, Tarantella ! Possession et dépossession
dans l’ex-Royaume de Naples

Nous proposons d’aborder le tremblement comme une alternative aux pensées de l’effondrement et de l’aborder par et dans nos corps en mouvement.

Le tremblement est un motif commun à tous les corps, qu’ils soient physiques, géologiques, vivants, politiques, économiques, énergétiques, etc. En tant que tel, il établit un plan de continuité entre des corps très hétérogènes. Le tracé sismographique est un tracé d’ordre relationnel, enregistrant a minima l’action de deux corps et mettant en scène l’amplitude et la variation des modulations de leurs interactions.

Ce laboratoire du tactile propose des chemins de pratique pour susciter notre propre appareillage sismographique. Ces chemins seront hybrides, composés et inspirées d’expériences somatiques, d’improvisations dansées, de poésie et de sciences sociales.

Performeuse et pédagogue, Isabelle Üski entreprend au sein de Chorescence des projets musique danse considérant en premier lieu que le corps est une ZAD, une zone à défendre et à réhabiliter. Après 5 ans d’études de médecine, Isabelle a obtenu un Master Arts du Spectacle. Pendant prés de 20 ans, elle s’investit dans les pratiques de contact improvisation et de composition instantanée qu’elle développe  notamment via l’association Chorescence qu’elle fonde en 2005. Pédagogue, elle transmet son goût de l’expérimentation poétique en partant toujours du corps sensible, du mouvement, de la voix et de la relation. Performeuse du geste et de la voix, elle crée des pièces et des projets participatifs qui explorent le corps dans sa musicalité, son rapport au temps, son expérience terrienne. La respiration et les états de conscience modifiée sont au cœur de ses projets de création et de transmission. Ils s’appuient notamment sur les pratiques de méditation, du Mouvement Authentique ou du Tuning Score. Une expérience récente de la maladie ne fait que préciser ses axes de travail. Elle se forme actuellement en hypnose et communication ericksonnienne.
“Geologic cross-sections shown in color in 9 classes, and faults.” Tourtelotte Park Mining District Sheet. 1898. Colorado

Jérémy Damian est anthropologue et danseur. Ses recherches le conduisent à cartographier, dans les franges de notre naturalisme moderne, des pratiques collectives de mise en culture de sensorialités aberrantes. Avec l’association Pli sur Pli, il tente de construire des milieux  hospitaliers au côtoiement des savoirs académiques, des pratiques somatiques et des écritures contemporaines. 

Samedi 15 octobre 2022

Emma Bigé & Anne-Gaëlle Thiriot

Écotones‍
Les écotones sont des zones lisières, des frontières épaisses qui assurent la transition entre différents milieux (entre une forêt et une prairie par exemple) et qui favorisent la diversité en raison de la multiplicité des échanges et des dépendances mutuelles qui se contractent entre les vivants. Ce sont des zones d’impureté, pleines d’échanges asymétriques et de symbioses, où la vie est décidément autre que solitaire, décidément autre que le règne de l’individu. Qu’avons-nous à apprendre, pour nos danses, de ces zones de contact?

La matinée se déroule en duo entre la philosophe Emma Bigé et la danseuse et pédagogue Anne-Gaëlle Thiriot. L’après-midi se compose d’une jam, ouverte et clôturée par une pratique partagée.

Anne-Gaëlle Thiriot est une danseuse, performer et artiste chorégraphique basée à Marseille depuis 2020. Formée au Contact Improvisation et à la danse contemporaine, elle a vécu et travaillé en Italie durant 4 ans, puis au Royaume Uni pendant 13 ans, avec des passages aux Etats-Unis pour collaborer avec Nancy Stark Smith en 2016 et 2018. Sa “famille de CI” au Royaume Uni avec qui elle a beaucoup étudié et travaillé (Charlie Morrissey, Annie Pui Ling Lok, Caroline Waters, Simonetta Alessandri, Robert Anderson, Lalitaraja, Thomas Kampe, Rick Nodine, Mary Pearson, Mary Prestidge, Laura Doehler, etc.) l’a particulièrement influencée, ainsi que la Candoco Dance Company avec qui elle a été artiste associée pendant 11 ans. Enseignant depuis une quinzaine d’années, elle partage et recherche une danse où physicalité, espace et image se rencontrent de manière concrète et une mutualité dans la collaboration artistique et la transmission. En ce moment, elle travaille à Marseille avec Mathilde Monfreux, Libertivore, Andrew Graham / L’Autre Maison, Julien Dégremont, et au Royaume Uni avec Exit Map.

Emma Bigé étudie, écrit, traduit et improvise avec des danses contemporaines expérimentales et des théories trans*féministes. Agrégée, diplômée de l’École normale supérieure et docteure en philosophie, danseuse et commissaire d’exposition, elle a notamment co-édité Steve Paxton: Drafting Interior Techniques (Culturgest, 2019) et La perspective de la pomme: Histoires, politiques et pratiques du Contact Improvisation (Piretti, 2021), et elle publiera bientôt son premier livre, Mouvementements. Écopolitiques de la danse (La Découverte, 2023). Elle enseigne irrégulièrement l’épistémologie en écoles d’art, et le reste du temps, elle vit au bord d’une forêt dans le Périgord où, dès qu’elle peut, elle roule par terre.

Samedi 4 juin 2022

Jérémy Damian & Anouk Llaurens

Dépayser le toucher, anarchiver le corps.

Si mon corps est une archive, il collecte, inscrit, stratifie des expériences. Nos manières de sentir, de ressentir et d’agir sont informées par cette archive. Pour chaque situation, chaque habitude, chaque pratique, s’ouvrent ou se mobilisent des répertoires d’actions, des registres sensoriels et attentionnels. Chaque corps est en ceci une archive unique. Une partie, pourtant, de cette archive est aussi le fruit d’habitudes contractées, de tensions accumulées, d’injonctions intériorisées, de prescriptions déguisées. Se multiplient les entreprises visant à revendiquer un droit de gestion de cette archive, avec pour effet d’homogénéiser et standardiser tout autant les contenus que les modes sous lesquels nous nous relions à cette archive et à ses ressources.
Nous aimerions prendre occasion de la célébration des cinquante années d’existence du contact improvisation pour rouvrir les puissances d’expérimentation de son laboratoire. C’est-à-dire aussi : de questionnement,  de dépaysement, de dé-composition.
A travers la mise en dialogue de deux pratiques, l’une qui aborde les fascias comme un système sismographique du corps (Jéremy Damian), l’autre  qui s’inspire des Tuning Scores de Lisa Nelson (Anouk Llaurens), nous proposons un temps pour goûter nos sensations, re-visiter notre expérience et peut-être dépayser voire défaire, certaines de nos aptitudes haptiques, sensorielles et relationnelles. Emprunter des chemins buissonniers pour retrouver une exigence centrale du contact improvisation : vivre le corps/archive non pas comme une entité stable et fermée mais comme un réseau de relations en constante transformation.

Anouk Llaurens est danseuse, chercheuse, pédagogue et shiatsu, engagée dans des pratiques attentionnelles depuis sa rencontre avec le travail de Lisa Nelson en 1998. Sa danse et son questionnement se nourrissent aussi de la longue et passionnante collaboration avec le chorégraphe et artiste visuel belge Julien Bruneau (2010 -…). A travers une recherche sur la « Documentation poétique de l’expérience vécue » (2013 – 2020) et en dialogue avec Sonia Si Ahmed, Anouk s’est intéressée à la notion « d’expérience comme document » et a développé des  « documents poétiques  » sous la forme de performances et de pratiques participatives.  » Replays, variations sur les Tuning Scores de Lisa Nelson  »  (2021 – …) est l’intitulé de sa nouvelle recherche, qu’elle découvre en dialogue avec Emma Bigé. Anouk partage sa perspective sur l’improvisation, la composition et la pratique artistique au Conservatoire Royal d’Anvers. Elle présente aussi ses recherches lors de festivals tels que ImPulsTanz, Warsaw CI FLOW et Freiburg Contact Festival. Elle est diplômée du programme post-master a.pass à Bruxelles (2016) et du CNDC d’Angers (1992). Elle vit à Bruxelles.

Jérémy Damian est anthropologue et danseur. Ses recherches le conduisent à cartographier, dans les franges de notre naturalisme moderne, des pratiques collectives de mise en culture de sensorialités aberrantes. Avec l’association Pli sur Pli, il tente de construire des milieux hospitaliers au côtoiement des savoirs académiques, des pratiques somatiques et des écritures contemporaines.

Samedi 30 avril 2022

Alice Godfroy & Patricia Kuypers

Les mains vides

La pratique du Contact Improvisation nous a appris à arriver les mains vides. Vides de ce qu’il y aurait en elles d’intentions, de manipulations, de projets, et plus encore vidées de nos conceptions ordinaires sur le toucher. Arriver les mains vides, pour les 50 ans de la pratique, c’est aussi revenir à la nudité phénoménologique de sa première idée, celle d’ « étudier les possibilités de communiquer par le toucher » (Paxton). Ne pas vouloir y répondre, mais l’expérimenter encore.
Si le contact a rendu possible une nouvelle forme de danse, cette danse aura transformé en retour les formes connues du toucher. Ce sont les nuances de cette nouvelle grammaire tactile que nous désirons explorer dans cet atelier, en invitant l’imaginaire et l’espace dans le toucher même. Et en pratiquant le tact comme une question ouverte : comment toucher avec un corps qui ne veut rien ? Rien si ce n’est bien sûr donner à l’autre l’espace pour entrer dans une danse.

Alice Godfroy est maîtresse de conférences en danse à l’Université Côte d’Azur, membre. Entre littérature comparée, études en danse et phénoménologie, ses travaux s’adossent à son parcours de danseuse et de pédagogue du mouvement. Elle a élaboré le concept d’une dansité de l’écriture poétique, en définissant le mouvement des textes à partir de son expérience en Contact Improvisation (Danse et poésie […], Champion, 2015 ; Prendre corps et langue […], Ganse, 2015).
Elle lance à Nice en 2019 la première édition de l’Improvisation Summer School, ainsi qu’un sous-parcours de Master « Improvisation en danse ». Membre junior de l’Institut Universitaire de France depuis 2020, elle travaille à initier un champ de recherche sur les gestes improvisés.

Dès le milieu des années 80, Patricia Kuypers a été immergée dans l’improvisation et le Contact Improvisation à travers e.a. sa rencontre avec Steve Paxton, Nancy Stark-Smith, Lisa Nelson, Simone Forti… et les courants de danse post moderne ce qui l’a amenée a développer une démarche où l’être vivant, percevant, communicant et son intelligence propre se trouvent au centre du processus artistique. La collaboration avec des artistes de différentes disciplines, danseurs, musiciens, plasticiens, éclairagistes, a été moteur pour la création de spectacles, en petites formations ou en big band, affirmant et développant la spécificité de l’improvisation dansée. L’enseignement et la production de performances improvisées dans des lieux privilégiés qui favorisent la circulation entre création et formation, lui a permis de préserver une liberté du mode de création. Egalement active dans le domaine de l’édition et de l’écriture de et sur le mouvement, ce qu’elle fit notamment longtemps au sein de la revue Nouvelles de danse de l’association Contredanse dont elle est fondatrice, Patricia Kuypers a développé une recherche sur l’improvisation en danse « La partition intérieure ». Dans la collaboration avec Franck Beaubois, sa démarche a également croisé la question de l’interactivité danse/vidéo temps réel, notamment pour les créations autour du délai temporel « Delay versus duo », in situ « Panoramique » et actuellement autour de l’image et du son pour le projet de création « Entre Bruits ».

Samedi 12 mars 2022

Defne Erdur & Emma Bigé

Les arts de la zone de contact

Là où nous sommes quand nous ne savons pas où nous sommes, ainsi Nancy Stark Smith décrivait-elle l’espace ouvert par l’improvisation : une zone où les provisions sont provisoirement suspendues, où le sol fait momentanément défaut et où cependant nous cherchons ensemble notre chemin. Le Contact Improvisation met cette suspension au travail du tactile : une zone de contact, de frottements, éminemment politique, qui met en jeu des affects intenses et des histoires troubles. Comment apprendre à consentir au toucher et rester dans l’étude de ce qu’un contact peut faire ?

Defne Erdur (TR / FR) est formée en danse contemporaine (PhD), sociologie (MA), art-thérapie expressive intermodèle, thérapies corporelles (libération des tissus profonds, point de déclenchement et mouvement, thérapie craniosacrée intégrative), méditation et guérison des traumatismes (Somatique Experiencing, psychologie somatique intégrale). Elle est la co-fondatrice et rédactrice de idocde.net. En 2016, elle a terminé sa thèse de doctorat en Turquie (« Enseignement de la danse sur la ligne transitive entre vie et art : contributions de la technique, méthodologie et pédagogie du contact improvisation au développement physique, artistique et psycho-social des danseurs amateurs »). En 2017, elle a co-publié mindthedance.com: A Guide / Movement to Document Contemporary Dance / Movement Teaching, à la suite du projet REFLEX Europe. Outre sa pratique privée, elle enseigne régulièrement à ImPulsTanz ( Festival international de danse à Vienne), au conservatoire d’État MSGSU d’Istanbul, aux associations CI-Turkey, ElimSende et ÇATI. Elle donne également ses ateliers (Hunting Gathering Cultivating, Every Body Knows, Mind the Body, and Incodying Consent) à travers le monde (Tanzhaus Zurich, Konservatorium Wien, Mandala İstanbul, Kuala Lumpur, Vienne, Berlin et Freiburg CI Festivals…), en collaboration avec différentes populations (déménageurs professionnels et amateurs, thérapeutes, femmes et enfants et jeunes migrants). Sa pratique d’enseignement du mouvement est principalement informée par ses entraînements intensifs avec Simone Forti, Julyen Hamilton, John Britton, Nancy Stark Smith, Daniel Lepkoff, Kirstie Simson, Nita Little, Frey Faust, Keith Hennessy, Aydın Teker, Marcia Plevin et Julia Buckroyd.

Emma Bigé (FR) enseigne, traduit, écrit et improvise avec des danses contemporaines expérimentales et des philosophies queer & trans*féministes. Ancienne étudiante de l’École Normale supérieure, agrégée et docteure en philosophie, commissaire d’exposition et danseuse, elle développe des installations et des textes visant à renommer les savoir-sentir et les savoir-penser venus de la performance et des danses improvisées. Elle a notamment dirigé l’exposition itinérante Gestes du Contact Improvisation (Rennes, Musée de la danse, 2018) et une exposition rétrospective dédiée à Steve Paxton (Lisbonne, Culturgest, 2019). Co-éditrice de livres sur l’improvisation en danse (Steve Paxton: Drafting Interior Techniques ; La perspective de la pomme. Histoires, politiques et pratiques du Contact Improvisation), et membre de la collective de rédaction de la revue Multitudes, elle est actuellement compost pour artistes dans différentes écoles d’art. Son premier livre, Mouvements. Écopolitiques de la danse est à paraître à La Découverte en 2023. À la recherche de manières de célébrer des formes rares de tendresse entre les mammifères humains et les autres créatures de Terra, elle vit entre Lisbonne, le Périgord et Marseille, et dès qu’elle peut, elle roule par terre.